Moi, stressé?

Le stress est une situation *temporaire* où toute notre énergie est dédiée à une seule chose, et où l’on met de côté un certains nombres d’autres choses.
Exemples:
– le boss arrive, on suspend sa respiration, on est toute ouïe, on oublie qu’on a besoin de faire pipi…
– le boss demande un truc super urgent, alors on laisse tomber tout ce qu’on avait sur le feu, des fois même on saute le déjeuner…

Après le stress, on se repose: on fait pipi, on mange, on se détend, et au boulot on peut me trouver en train de trainer sur internet ou à la cafétéria.

Le stress défini comme ça, c’est pas embêtant. C’est même souvent positif, ça nous permet de surmonter des obstacles alors qu’en temps normal, on ne pourrait pas.

Les angoisses, c’est un gros signal d’alarme: « attention, trop de stress, pas assez de période de récupération, si tu continues comme ça, ça va pas le faire ». C’est d’ailleurs pour ça que pendant une crise d’angoisse, on croit qu’on va mourrir. Le corps ne fait que nous donner un aperçu de ce qui se passerair si on continuait comme ça. Mais ce n’est qu’un aperçu, ce n’est pas la réalité, et on peut changer le cours des choses.

La dépression, ah lala, c’est quand on n’a pas réussi à changer suffisemment le cours des choses , qu’on a un peu trop continué comme ça, alors l’être passe au niveau d’alerte supérieur, il se déconnecte, il se replie

Le bon niveau d’exigence

Des fois, on n’arrive tellement pas à se prendre en charge qu’on aimerait que quelqu’un d’autre le fasse à notre place: un conjoint, un médecin, un psy, un patron, un ami… Sauf que l’objectif est bien de (re)trouver son autonomie. Pour ça, un tas de gens (qu’il s’agisse de thérapeutes professionnels ou non) peuvent nous aider, mais qu’on ne se méprenne pas sur l’objectif.

L’idée globale, c’est bien de (re)trouver une autonomie, une indépendance. Alors, il ne s’agit pas de vivre tel un ermite reclus et coupé des autres, même si un peu de solitude de temps en temps peut ressourcer, mais plutôt de pouvoir vivre en son nom, de faire ses propres choix, et pas de choix qui seraient guidés par des chimères, des fantasmes, des habitudes, des conventions.

Cette autonomie procure une certaine sérénité, une plénitude, une confiance en soi, une capacité à s’adapter, à gérer le stress… Cela dit, la vie est toujours faite de hauts et de bas, et comprend son lots de périodes difficiles, de moments stressants, de deuils tout ça… Vouloir supprimer ces choses-là, ou vouloir tout maîtriser, ou vouloir maîtriser des choses qu’on ne peut pas changer (ses parents, le passé, le temps qu’il fait… ), ne plus jamais être stressé, ne plus jamais être angoissé, ça n’est pas possible, ça serait aussi un mauvais objectif.

Par contre, on peut apprendre à discerner ce qui dépend de nous ou pas, ce qui est désagréable pour nous ou pas, ce qui nous permet de nous détendre, ce qui nous épanouit etc… On peut trouver un équilibre, répondre à ses besoins fondamentaux (chacun les liens, même si manger / dormir sont communs à tous)…

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